Qu’est- ce que le Séder pourra-t-on se demander ? Le séder (en hébreu : « ordre ») est un rituel hautement symbolique propre à la fête de Pessa'h (Pâque), visant à faire revivre à ses participants, en particulier les enfants, l’accession soudaine à la liberté après les années d’esclavage.

 

Le peuple hébreux était opprimé par l’Égypte, mais Dieu n’est pas resté sourd à ses appels. Il a entendu les gémissements des Hébreux, et il leur a envoyé Moïse pour les conduire vers la liberté. Depuis ce jour, en souvenir de cette libération, chaque famille juive célèbre la délivrance de Dieu dans le repas pascal.

 

          La Pâque est maintenant la plus grande fête du jadaïsme. Pâque,  « Pessah » en hébreu, signifie littéralement « passer par-dessus » et rappelle que lors de la dixième plaie infligée aux Égyptiens (la mort des enfants ainés), Dieu passa au-dessus des maisons où du sang avait été apposé sur le linteau et les montants des portes d’entrée, (voir Exode 12, 21-24). La Pâque fait référence aussi au passage de l’esclavage à la liberté, de l’obscurité à la lumière, de la mort à la vie.

 

Dans les évangiles, Jésus a partagé le repas de la Pâque avec ses disciples à  la veille de sa mort. Mais au cours de ce repas, lorsqu’il a partagé le pain, et qu’il a tendu la coupe, il a dit : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang. » Ce jeudi soir, nous célébrerons ce repas pour nous souvenir de la libération de Dieu, et du dernier repas de Jésus avec ses disciples.

 

 

 

Quelques symboles du Seder

 

- L'agneau : un os grillé d’agneau est présent sur la table du Seder. Comme le sacrifice d’un agneau demandé aux Hébreux quatre jours avant leur libération, (voir Exode 12,3) 

 

- Les herbes amères, (du raifort ou une coupelle d’eau salée, symbolisant les larmes versées), rappelant l'âpreté de l'esclavage en Égypte, l’âpreté aussi du mal, du péché

 

- Le karpass, des légumes verts (persil, céleri, radis…) symbole du renouveau et de la régénération du printemps; on les trempe dans l’eau salée avant de les manger

 

- La matza, un pain azyme placé au centre de l’assiette, symbole de la hâte avec laquelle les Hébreux ont recouvré leur liberté, grâce à l’action de Dieu

 

- Les matzot, les autres pains azymes, au nombre de trois sur le plateau du Seder

 

- Le ‘Harosset, sa couleur brune rappelle le mortier que les hébreux utilisaient en Égypte pour fabriquer des briques ; il s’agit d’un mélange doux, de pommes râpées, de noix hachées mélangées avec du vin ou du jus de raisin, ou encore de dattes, pommes, noix et vin.  C’est délicieux !

 

- Un œuf dur, aujourd’hui pour les Juifs il rappelle le deuil de la destruction du Temple. Pour nous, il peut évoquer la dureté du cœur (comme Pharaon qui s’endurcit face aux appels de Dieu).

 

- Quatre coupes de vin (ou de jus de raisin) bues à des moments spécifiques par tous les convives.

 

- Du miel, qui rappellera les douceurs de la Terre promise là où « coulent le lait et le miel ».

 

 

 

Pasteur David Fines

 

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