"Bonjour Dieu !"

Rencontres pour les enfants     de 3 à 12 ans (et même plus)

Le troisième dimanche du mois

 

 

 

Prière d'intercession pour Haïti

Dieu de tendresse et Maître de l’univers,

toi qui marches avec les peuples et

illumines par ta présence l’histoire de chaque nation,

nous nous tournons vers toi avec confiance. Écoute notre supplication.

N’abandonne pas l’œuvre de tes mains, viens secourir notre peuple.

 

Remplis-nous de ta sagesse et de ton Esprit,

afin que tous tes enfants de ce pays,

d’est en ouest, du nord au sud, se donnent la main comme des frères et sœurs,

liés par la même histoire et le même amour pour la patrie.

N’abandonne pas l’œuvre de tes mains, viens secourir notre peuple.

 

Seigneur, par ta grâce, aide-nous à faire de la place

dans nos cœurs pour la justice et la paix,

pour l’amour au lieu de la violence, pour le pardon au lieu de la haine.

Que la sécurité et la justice, le développement et le sens de l’intérêt commun s’affirment dans notre pays.

Donne-nous le courage et la grâce de la réconciliation.

N’abandonne pas l’œuvre de tes mains, viens secourir notre peuple.

 

Que les adversaires acceptent de marcher en paix ensemble, pour le bien supérieur de la nation.

Dieu d’amour, nous tournons vers toi notre regard plein d’espérance.

Toi à qui notre nation a été consacrée.

Toi que notre peuple invoque sans cesse,

délivre-nous de tout danger, éloigne de nous le malheur.

N’abandonne pas l’œuvre de tes mains, viens secourir notre peuple.

 

Que ton peuple, qui te supplie nuit et jour,

se réjouisse toujours de ton aide et de ta protection,

que tes enfants soient unis pour agir généreusement

et construire ce pays bien-aimé. Amen

 

Adapté de Esperanza Calabuig, rscj, Prière pour la paix en Haïti


Danièle Blanchard-Petit

 

Maman est née le 15 février 1938 à Montbéliard dans le Doubs, en France. Sa maman, ma mamy, était femme au foyer et son papa, mon papy, ouvrier d’usine. Elle avait un frère plus jeune, Michel, papa de mon cousin Éric et de mes cousines Pascale et Joëlle. Elle était issue d’une famille huguenote depuis plusieurs générations.

Quelques années après la guerre, en 1951, maman a émigré au Canada avec ses parents et son frère. Elle avait alors 13 ans.

D’avril 1952 à février 1954, elle a suivi et obtenu une formation en secrétariat bilingue. A l’époque, elle pouvait écrire 140 mots / minute en anglais et 120 en français. Elle était très forte !

À l’issue de ces études, elle commence à travailler comme secrétaire juridique pour trois études différentes (1954-1961).

Durant cette période, elle rencontre papa qui à l’époque, était, notamment, président d’une association « France – Québec » qui réunissaient un certain nombre d’européens. Maman était très courtisée, parce que très belle et brillante, mais c’est papa qui a été l’élu de son cœur. Ils se sont mariés le 25 juillet 1959.

Le 25 décembre 1960, Catherine a pointé le bout de son nez. Maman a alors arrêté de travailler.

Le 22 décembre 1964, Olivier naissait à son tour pour agrandir, en février 1965, la famille.

Enfin, le 11 novembre 1965, j’ai clos la fratrie.

Maman a repris le travail en 1970, quand Olivier et moi avons pris le chemin de l’école.

Elle a alors commencé à travailler à l’étude de Bernard K. Schneider jusqu’en septembre 1995. Elle occupait un poste d’assistante juridique et de direction, dit assistante para-légale même si elle n’a jamais pu être reconnue officiellement malgré l’obtention, en 1985, de son certificat en droit.

En effet, dès le mois de janvier 1982, maman avait pris le chemin de l’université, pour suivre des cours du soir. Elle était très courageuse. Ce fut pour elle une belle revanche sur l’école, elle qui aurait tellement aimé poursuivre ses études après son collège professionnel …. Mais l’époque était ainsi.

Comme maman trouvait toujours à s’occuper, de 1978 à 1981, elle a été vice-présidente du conseil paroissial de l’église Unie Saint Jean puis, autour de 2011, vérificatrice des comptes.

À partir de 1985, elle a commencé à travailler à SAM, Suicide Action Montréal, d’abord sur appels téléphoniques puis, très vite, dans l’accompagnement des familles endeuillées par un suicide. Je pense qu’elle a dû y être durant 10 ou 15 ans.

De 2007 à 2014, maman ayant toujours ce besoin d’apprendre, s’est de nouveau inscrite sur des cycles de conférence « Les belles soirées », portant sur la musique classique, l’opéra, la peinture, les écrivains, l’histoire.

Maman avait des passions. La littérature : elle a toujours beaucoup lu. Elle écoutait les émissions littéraires et prenait des notes de tout ce qu’il lui faudrait lire. Elle n’aura pas pu le temps de passer à travers toutes ses listes. Elle faisait même partie d’un cercle de lecture. Elle se tenait également informé des évolutions de la science, notamment médicale, de la politique dans le monde, des actualités.

Autre passion, la musique classique. Au-delà des cycles de conférence, elle était abonnée à l’OSM.

De plus loin que je me souvienne, durant les soirées tranquilles au salon, maman lisait ou tricotait, en écoutant de la musique classique même si de temps à autre il y avait des chansons françaises (Ferra, Brel, Barbara) ou du jazz.

Enfin, maman aimait les fleurs et, dès que le temps le permettait, elle allait s’occuper de son jardin. Papa qui les aime aussi beaucoup lui en offrait presque chaque semaine.

Ces dernières années, la maison était ainsi avec des fleurs, de la musique et les parents qui lisaient ou faisaient des mots croisés au salon tout en buvant une tisane et en mangeant un croquet.

Maman nous a quitté mais reste dans nos cœurs à tout jamais. Elle était tendresse, patience, écoute, quelques fois sévère et mécontente mais toujours aimante.

 

 

                                                                                                                              Manou, 3 février 2020

Passer de la lumière à l'ombre Marc Dunant a dû affronter la terrible épreuve de perdre la vue

C’est un livre sur l’architecture aux États-Unis qui a amené Marc Dunant, jeune architecte, au Québec en 1956. Né en France, d’un pasteur suisse, Marc Dunant, comme bien d’autres immigrants de l’époque, voyait le Québec comme la porte d’entrée vers une Amérique riche de promesses. À peine débarqué à Montréal, il trouve du travail dans un bureau d'architecte et réalise quelques travaux intéressants au cours de sa première année ici.

                Cherchant une communauté de foi, il rencontre le pasteur Jacques Beaudon, alors responsable de l’église unie Saint-Jean. Le dynamique pasteur le pilote vers l’Institut français évangélique de Pointe-aux-Trembles où il commence comme gardien de nuit avant d’être enseignant d’une classe au primaire. À l’Institut évangélique, Marc Dunant ne trouve pas qu'un travail, il y découvre aussi une jeune personne fort intéressante, Hélène, la secrétaire de l’établissement, . Les deux convolent en justes noces et quelque temps plus tard, naît une fille, leur premier enfant, Jane, en 1961. Marc Dunant obtient un diplôme d’enseignant à l’école de Sainte-Anne-de-Bellevue, affiliée à l’Université McGill, comme bien d’autres qui se destinaient à enseigner dans les écoles protestantes du Québec.

 

Enseigner chez les anglophones protestants

                Marc Dunant se retrouve à la commission scolaire anglophone de Saint-Lambert où il enseigne au primaire. En même temps, il poursuit ses études pour pouvoir enseigner au niveau secondaire et comme professeur de français langue seconde à Greenfield Park et à Ville Lemoyne.

                En 1972, le Québec est en pleine ébullition avec la grève du Front commun et ses 210 000 syndiqués, dont les professeurs des écoles anglophones. Marc Dunant vit cette période excitante en première ligne comme chef de grève de son syndicat. Bilingue, posé, réfléchi, protestant, il peut représenter ses collègues aux tables provinciales et faire les liens entre les instances supérieures où les discussions se font en français et ses co-religionnaires qui, pour la plupart, ne s’expriment qu’en anglais.

Chef de département de français dans une école secondaire

                Poursuivant sa carrière d'enseignant, Marc Dunant devient chef du département de français dans une « high school » de la South Shore Protestant Regional School Board. Il demeure professeur et il remplit toutes ses fonctions de prof mais il assume en plus diverses responsabilités administratives d’organisation et de leadership professionnel auprès de ses collègues. Cependant, ce poste à mi-chemin entre l'administration et les enseignants le place en porte-à-faux et un différend sur le choix d'un nouveau professeur de français l’oblige à quitter la commission scolaire en 1975.

                Ayant terminé un diplôme en traduction, Marc Dunant occupe pendant un an un poste de traducteur chez SNC, déjà une grande firme d'ingénieurs-conseils, où sa connaissance du monde de l'architecture et des ingénieurs le sert avantageusement.

Agent négociateur patronal

                En janvier 1976, il reçoit un coup de téléphone de la part de la Québec Association of Protestant School Boards, l’association patronale des commissions scolaires. De nouveau, son profil de protestant francophone œuvrant en milieu anglophone fait de lui un candidat idéal pour un poste d’intermédiaire entre les instances dirigeantes francophones et les anglophones. Marc Dunant vit donc une période riche d'expériences dans le stress ambiant d'une négociation patronale syndicale.

                C’est alors que tout bascule pour lui. Un malaise dans un œil l’amène à consulter un médecin puis un autre jusqu’à un diagnostic fatal : un neurologue lui apprend au mois d’août de cette même année qu’il a une tumeur au cerveau et qu’il faut l’opérer. Ne voulant pas gâcher les vacances d’été de sa petite famille, il retarde l'entrée à l'hôpital jusqu'au début de septembre.

 

Une petite prune au lieu d'un petit pois

                Ce qui ne devait être qu'une opération de routine se révèle beaucoup plus compliqué que prévu. Alors que le neurologue prévoyait retirer une tumeur de la taille d’un petit pois, c’est une tumeur de la taille d’une prune qu’il a dû enlever. En se réveillant quelques heures plus tard en salle de récupération, Marc Dunant découvre qu’il est complètement aveugle. Il doit passer les trois mois suivants aux soins intensifs. À 45 ans, ayant une carrière stimulante, mariée à une femme aimante, père d’un fils de 10 ans et d’une fille de 15 ans, Marc Dunant vient de voir sa vie chavirer.

                Pendant presque trois, Marc Dunant tombe dans une profonde dépression. « J'ai vécu un trou noir. J’étais seul dans mon sous-sol et je me tapais la tête contre les murs. » Il avouera lui-même que submergé par sa déveine, il abandonne ses enfants à ce moment crucial de l’adolescence. Par ailleurs, il n’arrive pas à trouver de l’aide professionnelle et il n’arrive pas à établir de relations significatives avec les psychologues. « Je me retrouvais donc seul dans ma maison à ruminer du noir. » Même s'il recouvre un peu de ses facultés visuelles, il ne voit plus désormais que très partiellement d’un seul œil.

Mettre sur pied un centre de bénévolat à Chambly

                Ne trouvant pas l’aides qu’il recherche, Marc Dunant, avec l’appui d’un animateur communautaire de son CLSC décide de mettre sur pied une association de personnes handicapées pour Chambly. On fonde officiellement l’organisme, on adopte des règlements généraux, on se donne des objectifs et on organise des activités de loisir une fois par semaine spécialement pour toutes ces personnes qui ne peuvent pas vivre comme les autres. Tout naturellement, Marc Dunant en devient le président.

                Cette première expérience de création d’un organisme communautaire au service des personnes handicapées donne à Marc Dunant une raison de se battre et lui rend le goût à la vie. Ce qu’il n’a pas pu obtenir pour lui-même, il va mettre toutes ses énergies et ses connaissances à le donner à ceux qui comme lui souffrent de ne pouvoir vivre comme tous les autres.

                Doué du sens de l'à propos, cultivé, intelligent, aimant discuter Marc Dunant se voit régulièrement bombarder comme représentant de son organisme auprès d'instances supérieures. Ainsi, maintes et maintes fois, il doit présenter la situation particulière que vivent ces personnes démunies, à quelques occasions auprès du tout nouvel Office des personnes handicapées dont le siège social est à Drummondville. À Chambly même où il n'existe pas de société des transports, il bataillera pour obtenir un transport adapté, qui prend le nom de Handi-bus. Voulant reprendre sa vie en main il décide de déménager seul à Longueuil laissant ses enfants à l’aube de l’âge adulte avec leur mère.

 

Dans le milieu communautaire de Longueuil

                Survivant grâce à sa pension d'enseignant, sa pension d’invalidité, la Régie des rentes du Québec et la pension du Canada, Marc Dunant s’installe dans un petit appartement et s’investit totalement dans le milieu communautaire, et ce pendant une vingtaine d’années. Son expérience et son sens de l’organisation en font un atout pour tous les organismes trop heureux de le voir arriver parmi eux.

                Dans les années 1980, le Québec connaît une autre refonte des structures des services de santé et des services sociaux avec la création des Régies régionales. Pendant douze ans, jusqu'en 2001, Marc Dunant siège au conseil d'administration de la Régie régionale de la Montérégie à titre de représentant élu du milieu communautaire. Il parle donc au nom des 350 organismes communautaires de la Montérégie. Une période qu’il a adorée. Handicapé par sa vision, il bénéficie d'une petite équipe de bénévoles qui lit les documents pour lui et attire son attention sur les chapitres intéressants. Capable de se forger rapidement une opinion sur les enjeux, Marc Dunant met toute son habileté et son savoir à revendiquer et obtenir une juste part pour les organismes en dehors des structures étatiques.

                Non seulement, Marc Dunant fouille-t-il ses dossiers, mais il détient des informations de première main par ses nombreuses implications dans les organismes communautaires régionaux de la Rive-Sud. Ainsi, entre autres, il est un des membres fondateurs de la Table régionale des organismes communautaires de la Montérégie, membre fondateur de la Coop-aide Rive-Sud, une entreprise d’économie sociale en aide domestique et même membre du conseil d’administration de l’Association des devenus sourds et malentendants du Québec, un peu ironique pour un quasi aveugle, mais son expertise est grandement appréciée. Il est tout aussi pertinent de mentionner qu’il est membre fondateur puis membre du conseil d’administration du Service de développement de l’employabilité en Montérégie qui poursuit inlassablement ses efforts pour donner du travail aux personnes avec des besoins spéciaux.

Garder des liens avec Saint-Jean

                Voulant se rapprocher de ses enfants et de ses petits-enfants qui habitent Saint-Lambert, Marc Dunant y déménage dans un grand immeuble. Sitôt arrivé, il s’enquiert de savoir comme fonctionne l’association des locataires.

 

Membre de l’église Saint-jean

                Ce fils de pasteur a toujours été fier de ses racines genevoises et protestantes. Marc Dunant n’a pas cessé, pendant toutes ces années, d’être membre de l’église Saint-Jean, de la fréquenter régulièrement, et d’y assumer diverses responsabilités, notamment au Comité des finances et dans la gestion du bâtiment. Il sera l’un des maîtres d’œuvre des rénovations majeures du sous-sol dans les années 1980. À partir de 1999 et pour quelques années, il a pris une part active avec président du Conseil de Saint-Jean dans la Table de concertation du Faubourg Saint-Laurent, le quartier où s’insère l’église. Il présidera aussi le Comité de célébration des cent ans de l’édifice en 1996. Enfin, Marc était présent lors des célébrations du 175e anniversaire de la paroisse en 2016.

Arrière-petit-neveu du fondateur de la Croix-Rouge, Henry Dunant, il s’est aussi consacré à ses collections de timbres sur Henry Dunant et la Croix-Rouge, qu’il a exposés dans plusieurs pays.

                Dans son appartement spécialement aménagé de Saint-Lambert, les indices abondaient indiquant la présence d'un non-voyant. Vivant seul, c’était sa femme de ménage qui l’accompagnait pour faire les courses. Cependant, en tout temps, il gardait une fierté noble et une prestance imposante, même qu’il devait porter son étiquette de non-voyant car à le voir marcher et se déplacer les gens comprenaient mal que sa vision soit pratiquement inexistante.

Marc Dunant appréciait énormément les visite de son pasteur. L’émotion demeurait à fleur de peau. Bien qu’il ne le montrait pas, cet homme digne et réfléchi souffrait des mauvais tours que le sort lui a joués. Ces dernières, il devra premièrement déménager dans une résidence pour personnes âgées à Longueuil, où l’adaptation à un nouvel environnement sera laborieuse, pour ensuite, finir ses jours dans un centre de soins à Saint-Lambert. Il y est décédé le 30 décembre dernier à l’âge de 88 ans.

Il laisse dans le deuil ses enfants Jane (Luc Godin), et Pierre, ses petits-enfants Alexandre, Éric et Arianne, sa sœur Anne-Marie, ainsi que plusieurs neveux et nièces au Canada et en Suisse. Toutes nos condoléances et nos prières vous accompagnent.

 

Daniel Fines

 

Révisé par Jean-Louis Lalonde et David Fines

Histoire du Sapin de Noël

 Relu par un historien dans la perspective du christianisme en Occident

Tout déjà là avec le sapin

Vous êtes peut-être en chemin pour acheter un sapin pour Noël, peut-être même en avez-vous déjà acquis un. En tous les cas vous ne pouvez pas vous imaginer Noël sans sapin. Mais connaissez-vous l’histoire de cette coutume qui n’a rien de païen à l’origine ? La voici, en grands traits.

Enraciné dans la grande tradition des mystères au Moyen-Âge

Au Moyen-Âge on représentait en Europe, et plus spécialement le long de la vallée du Rhin, les « mystères » du Christ. Ces mystères de la Passion ou de Noël, étaient joués comme une pièce de théâtre sur les parvis des églises et des cathédrales et consistaient en un résumé de toute l’his­toire biblique du salut. Ils se composaient de plusieurs tableaux qui commençaient en géné­ral par la Création et la Chute, passaient par l’annonce du Messie par les prophètes et se terminaient par la naissance, la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Quel était le rôle du sapin là-dedans ?

Le premier testament en parle déjà

1-Dans le Paradis, nous dit la Bible, il y avait l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal. Malgré l’interdiction de Dieu, Adam et Ève avaient goûté du fruit de cet arbre qui, selon la tradition, était un pommier. Pour les punir de leur désobéis­sance, Dieu les a chassés du jardin d’Éden. Désormais les humains, à la suite d’Adam et Ève, marchaient dans les ténèbres, dans l'ombre du péché, loin de Dieu, sans pouvoir revenir d’eux-mêmes vers Dieu. (Voir Genèse 2,15-17 et 3,6-8 et 22-24). Pour figurer cette scène dans les mystères un arbre était donc nécessaire, et le seul qui, tant à Pâques qu’à Noël, restait vert dans ces régions, c’était le sapin. C’est lui qui sera choisi, et pour qu’il fasse encore davantage pommier, on y accrochait des pommes bien visibles, donc rouges et brillantes. Aujourd’hui des boules multicolores remplacent généralement les pommes ; malheureusement la relation avec les pommes et l’arbre du Paradis est rarement faite, car elle a été oubliée en cours de route.

Déjà un signe de lumière à la naissance de Jésus

2-Ainsi les humains errent, loin de Dieu, dans l’ombre et dans la nuit. Souvenons-nous à ce propos que Noël est fêté au moment de l’année où la nuit est la plus longue mais aussi au moment où elle est vaincue par la lumière, puisque le soleil reprend le dessus et que les jours recommencent à s’allon­ger. Dans ce contexte de ténèbres et de péché, des prophètes se sont levés pour annoncer au monde et aux hommes que Quelqu'un, le Messie, le Sauveur, le Fils de Dieu viendra pour les ramener au Père (voir Ésaïe 11,1-4a; Psaumes 14,4 et 5-7). Pour rappeler et signifier dans les mystères la promesse des prophètes et le rameau qui refleurit, on accrochait des roses en papier à l'arbre au sapin. Peu à peu, ces roses se sont transformées en guirlandes qui décorent encore aujourd’hui les sapins de Noël.

Dans le sapin toute notre histoire se retrouve autour de la crèche

3-Quand le temps fut venu où ce que les prophètes avaient annoncé est arrivé, quand ce fut Noël, quand le Fils de Dieu naquit à Bethléhem, les ténèbres furent complètement et définitivement chassées par la lumière. La relation entre Dieu et les humains était rétablie, les portes du paradis étaient à nouveau ouvertes. Jésus, la Lumière du monde, a chassé l'ombre, la nuit, le péché, l’angoisse et la mort (Voir Ésaïe 9,1 et 5; Luc 1,78-79 ; Matthieu 1,21-23)

Pour symboliser ces événements du salut, on suspendait lors de la représentation des mystères, des bougies à l’arbre de la connaissance, au sapin. Les étoiles en paille que certains mettent encore au sapin rappellent l’étoile qui a guidé les bergers et les mages ainsi que la paille de la crèche de l’enfant Jésus.

Se trouver des signes pour aujourd’hui encore par la naissance de Jésus et le sapin

Au Moyen-Âge, la meilleure façon de rappeler ces hauts faits consistait, pour les gens qui mettaient en scène les mystères, à accrocher des hosties à l’arbre dressé sur le parvis. Ces hosties ren­voyaient à la messe et à la cène et signifiaient donc le sacrifice et la mort du Christ. Par la suite, et parce que l’on avait sans doute perdu de vue le sens originel, les hosties se retrouvè­rent au sapin sous la forme de petits gâteaux de Noël.

Ainsi décoré, l’arbre du Paradis sous la forme du sapin, symbole de vie et de mort, retraçait toute l'histoire du salut lors des représentations des mystères devant les églises au Moyen-Âge.

Ce sont nos ancêtres les Alsaciens qui, aux 17e et 18e siècles, ne voulant pas se contenter d’admirer ce symbole en plein air, le feront entrer dans leurs demeures comme arbre de Noël, et de là cette coutume s’est répandue à travers le monde entier. À nous d'en retrouver la signification originelle et de la faire connaître autour de nous.

Puissiez-vous, à tra­vers le sapin, faire vôtre le vrai sens de la fête et vivre un Noël joyeux parce que béni !

 

Bernard Kaempf (à la mémoire de M. Rodolphe Peter, pasteur et historien à Strasbourg)   Sous-titres et adaptation Jean Porret


Thème de la semaine de prière pour l’Unité Chrétienne 2019

proposé par les Églises d'Indonésie

 

« Justice et paix s'embrassent : chemin d'unité »

Textes bibliques de référence : Deutéronome 16,11-20 et Psaume 85

 

Le thème Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2019 a été préparé par les Églises d’Indonésie. L’Indonésie est le plus grand pays d’Asie du Sud-Est avec plus de 17 000 îles, 1 340 groupes ethniques différents et plus de 740 langues. Elle est pourtant unie dans sa diversité. Ce fragile équilibre est aujourd’hui menacé par de graves problèmes sociaux et politiques. La corruption est présente sous plusieurs formes et affecte particulièrement le domaine de la justice.

Animées par ces inquiétudes, les Églises d’Indonésie ont trouvé que le verset du Deutéronome « Tu rechercheras la justice, rien que la justice » (16,20) était un appel particulièrement pertinent pour elles et pour toutes les communautés chrétiennes. Elles nous proposent donc de prier avec les versets 11 à 20 de ce chapitre 16 du Deutéronome. La paix est un des fruits de la justice (cf. Ésaïe 32,17) et le fruit de la justice est semé dans la paix (Jacques 3,18). Justice et paix sont intimement liées « Justice et paix s’embrassent » (Psaume 84). De même qu’il n’y a pas de paix sans justice, il n’y a pas non plus d’unité sans justice. L’injustice a nourri les divisions entre les groupes chrétiens, le chemin de l’unité chrétienne passe donc non seulement par la réconciliation mais également par la justice et le respect des minorités. Cela est vrai pour le Conseil œcuménique des Églises comme pour toutes les Églises du monde.

La quête de « l’unité dans la diversité », comme l’exprime la devise de l’Indonésie, rejoint particulièrement ceux et celles qui prient pour l’unité telle que le Christ la veut. Notre chemin d’unité en cette Semaine de prière pour l’unité chrétienne 2019 se fait pèlerinage vers la justice et la paix avec tous nos sœurs et frères chrétiens du monde entier.

 

Informations tirées du Conseil canadien des Églises


Groupe partage et spiritualité Jeudi 6 décembre 2018 Méditation sur l’Avent

I-CHANTS :

- Oh ! viens, Jésus, oh ! viens Emmanuel (Nos voix unies, no 1)

- Tel que je suis (Chants évangéliques, no 322)

 

II-PRIÈRE D’OUVERTURE :

Éternel notre père,

Rendu à cette période pendant laquelle nous sommes appelés à nous préparer intérieurement à ta venue, donne-nous de garder à l’esprit que si l’Avent apporte joie à nos cœurs pour avoir choisi d’établir ta demeure parmi nous en notre seigneur Jésus Christ, c’est également est une période de réflexion sur notre vie et une invitation à devenir des hommes et des femmes meilleur(e)s.

Alors que nous nous préparons humblement à t’accueillir, inspire-nous…

Inspire-nous les mots, les gestes et les actions qui reflèteront toujours ton message d’amour.

Aide-nous, ô Éternel…

Aide-nous à marcher dans la joie et la confiance sur le chemin qui conduit à toi.

Transforme-nous…

Transforme-nous et rends nous réceptif à ton appel, au murmure de ton Esprit qui nous rappelle ô combien nous sommes aimés… de toi, qui nous rappelle la confiance que tu mets en nous et la responsabilité qui vient avec.

Éternel, nous souhaitons enfin te confier notre quotidien. Nous t’offrons nos cœurs, tous les lieux dans nos vies et dans notre monde qui sont en attente d’être transformés.

Viens…

Viens nous transformer, viens tout diriger, prends la place qui te revient

Amen

 

III-LECTURES

1-Ésaïe 45,1-13

Voici ce que dit l’Éternel à l’homme qui a reçu son onction, — à Cyrus, que j’ai saisi par la main droite, pour terrasser devant lui des nations, pour détacher la ceinture des rois, pour ouvrir devant lui les deux battants, et que les portes des villes ne soient plus fermées :

Je marcherai moi-même devant toi, j’aplanirai les pentes, je briserai les battants de bronze et je casserai les verrous de fer.

Je te donnerai des trésors enfouis, des richesses cachées, afin que tu saches que c’est moi, l’Éternel, qui t’appelle par ton nom, et que je suis le Dieu d’Israël.

À cause de Jacob, mon serviteur, d’Israël, celui que j’ai choisi, je t’ai appelé par ton nom; je t’ai paré d’un titre, sans que tu me connaisses.

Je suis l’Éternel et il n’y en a pas d’autre, à part moi il n’y a pas de Dieu; je t’ai préparé au combat, sans que tu me connaisses, afin que l’on sache, du soleil levant au couchant, qu’en dehors de moi il n’y a que néant : je suis l’Éternel, et il n’y en a pas d’autre.

Je façonne la lumière et je crée les ténèbres, je fais la paix et je crée le malheur; c’est moi, l’Éternel, qui fais tout cela.

Que le ciel distille d’en haut, que les nuées laissent couler la justice ! Que la terre s’ouvre pour que le salut y soit fécond, et qu’en même temps la justice y germe !

C’est moi, l’Éternel, qui ai créé cela.

Quel malheur pour qui cherche querelle à celui qui l’a façonné, alors qu’il n’est qu’un vase parmi les vases de terre ! L’argile peut-elle dire à celui qui la façonne : Que fais–tu ? et : Ton action ne vaut rien !

Quel malheur pour celui qui dit à un père : Pourquoi engendres-tu ? — et à une femme : Pourquoi accouches–tu ?

Ainsi parle l’Éternel, le Saint d’Israël, celui qui le façonne : Veut–on m’interroger sur ce qui est à venir, me donner des ordres sur mes fils et sur l’œuvre de de mes mains ?

C’est moi qui ai fait la terre et qui sur elle ai créé l’homme; ce sont mes propres mains qui ont déployé le ciel, et c’est moi qui commande toute son armée.

C’est moi qui l’ai suscité pour la justice, et j’aplanirai toutes ses voies; il rebâtira ma ville et il laissera partir mes exilés sans indemnités ni présents, dit l’Éternel des Armées.

 

2-Psaume 46

Dieu est pour nous un rempart, il est un refuge,

un secours toujours offert lorsque survient la détresse.

Aussi, nous ne craignons rien quand la terre est secouée,

quand les montagnes s’effondrent, basculant au fond des mers,

quand, grondants et bouillonnants, les flots des mers se soulèvent

et ébranlent les montagnes.

 

Il est un cours d’eau dont les bras réjouissent la cité de Dieu,

la demeure sainte du Très-Haut.

 

Dieu réside au milieu d’elle, elle n’est pas ébranlée,

car Dieu vient à son secours dès le point du jour.

Des peuples s’agitent et des royaumes s’effondrent:

la voix de Dieu retentit, et la terre se dissout.

 

Avec nous est l’Éternel des armées célestes;

nous avons pour citadelle le Dieu de Jacob.

 

Venez, contemplez tout ce que l’Éternel fait,

les ravages qu’il opère sur la terre.

Il fait cesser les combats jusqu’aux confins de la terre,

l’arc, il l’a brisé et il a rompu la lance,

il a consumé au feu tous les chars de guerre.

« Arrêtez! dit-il, reconnaissez-moi pour Dieu.

Je serai glorifié par les peuples, je serai glorifié sur la terre. »

 

Avec nous est l’Éternel des armées célestes.

Nous avons pour citadelle le Dieu de Jacob.

 

IV-MÉDITATION

 

V-TEMPS DE SILENCE

J’ai soif de ta présence (NVU no 312)

 

VI- ALTERNANCE CHANT ET TEXTE

« Tu m’offres chaque jour ton infaillible amour

Toi qui as fixé le cours des étoiles, sois mon ancre, sois ma voile. »

 

« L’Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi, comme un héros qui sauve. Il fera de toi sa plus grande joie; Il gardera le silence dans son amour; Il aura pour toi des transports d’allégresse. » (Sophonie 3:17)

Refrain

« Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. C'est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, Et que les montagnes chancellent au cœur des mers… » (Psaume 46)

Refrain

« Frères, soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance : c’est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus. N’éteignez pas l’Esprit, ne repoussez pas les prophètes, mais discernez la valeur de toute chose. Ce qui est bien, gardez-le; éloignez-vous de tout ce qui porte la trace du mal. » (1 Timothée 5)

 

PRIÈRE COMMUNE

Nous invitons maintenant chacun et chacune, à confier à Dieu à haute voix ou dans le secret de son cœur, les points qu’il ou elle souhaite voir transformés dans sa vie ou remercier Dieu pour sa présence, et ses bienfaits. Nous invitons à le faire en allant déposer une bougie.

 

PRIÈRE DE CLÔTURE

Ô viens Emmanuel

Ô viens, Emmanuel, prendre forme dans notre vie.

Ô viens, Jésus, transformer nos hivers en printemps.

Ô viens, Seigneur des seigneurs, éclairer notre route.

Ô viens, Sauveur du monde, nous libérer de nos illusions.

Ô viens, Seigneur des merveilles, nous ouvrir à ta présence.

Ô viens, Fils du Dieu vivant, nous appeler à ta gloire.

Ô viens, Roi des rois, nous guider sur les chemins de la vie.

Ô viens, Maître du temps et de l'histoire, orienter nos actions vers le bien.

Ô viens, Emmanuel, nous sauver d'une vie sans Dieu.

Père André Tiphane

 

NOTRE PÈRE

 

 

CHANT: D’un arbre séculaire (NVU no4)


                                   Foi et Fierté

                       Reprise des rencontres du groupe !

 

Après une interruption estivale, le groupe de rencontre et de discussion

Foi et Fierté de l'église unie Saint-Jean reprendra ses activités dimanche 2 octobre. Jeems van Platen en sera l'animateur

Le groupe se retrouvera après le culte du matin à 11h45

(110, Sainte-Catherine Est).

                                                          Bienvenue à toutes et tous !

Avec joie  nous vous annonçons que monsieur David Fines sera le pasteur de notre communauté dès avril prochain. Son dynamisme et ses compétences multiples suscitent notre entière confiance.

Monsieur Fines travaillera à mi-temps à la paroisse Saint-Jean. Il lui est demandé de former et d’animer une équipe pastorale rassemblant membres et amies. Ensemble, ils auront la responsabilité d’assumer les tâches habituelles:liturgie, prédication, éducation de la foi et  la vie spirituelle, soins pastoraux, partenariat avec la paroisse Camino De Emaús, solidarités sociales. Ensemble, ils s’engageront dans le processus de la Révision globale proposée par l’Église unie.

Nous nous réjouissons du chemin nouveau s’ouvrant pour notre communauté.

Bienvenue

Le Conseil de paroisse